Edito Spécial - Les "Années 2010"

L’entreprise agile,
Small is beautiful ?



On pourrait croire que de par sa taille, la Pme ou la Tpe a plus de facilité à s’adapter rapidement dans un monde qui change sans cesse.

  • L’ère des dinosaures

  • Le temps des gazelles

  • La réalité quotidienne des TPME

L’ère des dinosaures


En effet, les grands groupes montrent souvent des signes de faiblesse lorsqu’ils doivent faire face à des mutations nécessaires ou des crises importantes. Il faut mobiliser, convaincre, donner de nouvelles missions à des centaines, voire des milliers de collaborateurs et de salariés, installés sur des dizaines de sites, répartis parfois sur plusieurs continents. Ces défis semblent insurmontables, et les très grandes entreprises donnent alors l’image de colosses aux pieds d’argile.

Nous gardons cette image des années 70 et 80, au moment de la grande crise. Les débuts de la mondialisation ont frappé alors des secteurs entiers de notre économie, sidérurgie ou industrie automobile. Mais aujourd’hui, les multinationales, souvent contraintes par les fonds de pension et leurs actionnaires, ont mis en place des équipes et des dispositifs pour piloter leur croissance.
Tous les services de l’entreprise moderne, marketing, finance, ressources humaines jusqu’aux directions les plus opérationnelles sont désormais à l’écoute des menaces du marché ; s’il le faut, les plans de restructuration sont établis et déployés avec une facilité déconcertante et en un temps record.

La presse économique et financière nous le prouve chaque jour. Face à l’adversité, les mesures nécessaires sont prises par les grandes compagnies d’aujourd’hui avec les conséquences que nous connaissons.


Le temps des gazelles


A l’opposé de cette fausse image du mammouth, la Pme est présentée comme étant plus agile. Elle réagirait aisément face à tous les aléas de la conjoncture, et on nous dit que « la gazelle » possède toutes les qualités.

Par définition, elle est innovante et se concentre sur son cœur de métier. Les missions qui la détournent de son objectif premier sont externalisées ou sous-traitées à des spécialistes : le nettoyage, le standard, la sécurité, la logistique, la comptabilité, l’affacturage, la paie, les ressources humaines, l’informatique, la maintenance.

S’appuyant sur des experts, la gazelle mobilise toutes ses ressources et son énergie sur un objectif clair, précis et partagé de tous dans l’entreprise : les dirigeants, les actionnaires et partenaires financiers, les responsables et les collaborateurs. Le développement du Chiffre d’Affaires est l’affaire de chacun. L’amélioration de la performance est continue. La gazelle présente des croissances à deux chiffres, et recrute chaque année de nouveaux collaborateurs, qui intègrent l’entreprise facilement. Suivi par un plan de formation efficace, motivé par des perspectives d’évolution, le personnel donne le meilleur de lui-même.

Les Capital Riskers et les investisseurs ont foi dans les Business Plan de la gazelle. Ses dirigeants et leurs équipes voient loin... Ils sont à l’écoute des tendances du marché et des nouvelles attentes de leurs clients. Les concurrents sont connus et identifiés, au niveau local ou à l’échelle internationale. S’il faut offshorer telle activité, le partenaire sur qui s’appuyer au Maroc ou en Chine est déjà dans le carnet d’adresses. Enfin, les techniques commerciales et le marketing sont maîtrisés. Si un obstacle apparaît sur sa route, la gazelle saura le franchir sans difficultés...


La réalité quotidienne des TPME


L’arbre cache pourtant bien la forêt ; toutes les Pme font face avec adversité, bien sûr, aux changements : la croissance au ralenti, la mondialisation, les changements de comportements des clients et des salariés. Le zapping lui-même est devenu « social », et les salariés se comportent parfois comme des « mercenaires » ou des « chasseurs de primes ». Même de grands patrons ne se privent pas de passer d’un groupe à un autre, en prenant au passage un « golden parachute ».

Dans ce monde toujours plus complexe, force est de constater que la Pme doit évidemment être plus agile. Devenir une « gazelle » est le but de toute PME. Dans toutes nos Pme, innover, anticiper, croître, se développer sont des objectifs pour tous les patrons, les dirigeants, leurs responsables, leurs équipes et leurs collaborateurs. Mais, cela nécessite du temps, et souvent le travail quotidien monopolise toute notre activité. Cela demande bien des efforts aux collaborateurs, et souvent les responsables de Pme font les 35 heures en trois jours...

...alors, le coup de main d’un partenaire qui connaît et comprend l’entreprise sera sûrement le bienvenu...